Influence et partenariats : comment fixer ses tarifs ?
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Influence & partenariats : comment je fixe mes prix ? đŸ’»

Hello tout le monde !

J’espĂšre que ce dĂ©but de mois d’octobre se passe bien et que l’arrivĂ©e de l’automne ne joue pas trop sur votre moral. De mon cĂŽtĂ©, je trouve que le temps passe beaucoup trop vite 😅. J’aurais bien besoin de quelques heures supplĂ©mentaires par jour pour avoir le temps de faire tout ce qui est Ă©crit sur ma to-do !

Aujourd’hui j’avais envie de revenir sur un sujet souvent tabou : les collaborations rĂ©munĂ©rĂ©es (ou non) sur Instagram.

Depuis quelques mois, je ressens de plus en plus une forme de « ras le bol » général chez les créateurs de contenus qui commencent à élever la voix contre toutes les marques qui leurs demandent de créer du contenu gratuitement contre une plaquette de chocolat ou tout autre type de produit offert.

Étant moi-mĂȘme crĂ©atrice de contenus sur Instagram depuis un petit moment dĂ©jĂ  et Ă©tant moi-mĂȘme confrontĂ©e Ă  ce genre de propositions, j’ai eu envie de revenir sur la façon dont je sĂ©lectionne mes partenariats et surtout, sur ce que je prends en compte pour fixer mes prix.

Le mĂ©tier de crĂ©ateur de contenus reste encore un milieu relativement confidentiel. Beaucoup d’entre nous arrivent lĂ -dedans par hasard. Quand les premiĂšres propositions de collaborations arrivent, on se retrouve souvent un peu perdu parce qu’il est encore trĂšs difficile de trouver de l’information et donc de savoir comment fixer ses tarifs. J’ai la chance d’ĂȘtre entourĂ©e de nombreuses personnes ultra bienveillantes qui n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă  m’aider pour l’Ă©laboration de mes premiers devis et avec qui il m’arrive d’Ă©changer rĂ©guliĂšrement autour du « juste prix » pour telle ou telle demande. Mais j’ai conscience que ce n’est pas le cas de tout le monde.

J’espĂšre donc que cet article pourra apporter quelques lumiĂšres Ă  tous ceux qui se demandent quel est l’intĂ©rĂȘt de ces partenariats, pourquoi je les accepte (ou non) et peut-ĂȘtre, aider certains crĂ©ateurs de contenus Ă  comprendre comment fixer leurs propres tarifs pour des collaborations Ă  venir. Qui sait, cet article pourra peut ĂȘtre aussi aider certaines enseignes qui ne connaissent pas bien les usages en matiĂšre d’influence et qui aurait besoin d’un petit coup de pouce !

Créateur de contenus : un métier ?

MĂȘme si nous sommes trĂšs nombreux Ă  ne pas exercer ce mĂ©tier Ă  temps plein… Être crĂ©ateur de contenu, c’est du boulot !

DerriĂšre une photo, une vidĂ©o ou mĂȘme quelques stories, il y a souvent plusieurs heures de travail. Mon compte @lapetitelistedemanon est principalement dĂ©diĂ© aux recettes et Ă  la photographie culinaire (un domaine dans lequel j’essaye de progresser Ă  mon rythme depuis prĂšs de deux ans). Je publie gĂ©nĂ©ralement 1 post par jour et rares sont les moments oĂč je dĂ©connecte complĂštement (chose que monsieur me reproche assez rĂ©guliĂšrement et sur laquelle j’essaye de travailler).

Pour vous donner une petite idĂ©e de ce que reprĂ©sente la crĂ©ation d’une publication de type « recette », je vous ai listĂ© les diffĂ©rentes Ă©tapes par lesquelles je passe gĂ©nĂ©ralement pour chaque photo :

  • choix de la recette que je souhaite rĂ©aliser
  • choix des ingrĂ©dients, courses & tests en cuisine
  • rĂ©flexion autour de l’apparence que je souhaite donner Ă  ma photo (qui peut se traduire notamment par la crĂ©ation de diffĂ©rents moodboard sur Pinterest)
  • sĂ©lection des accessoires que je souhaite utiliser (et achats si nĂ©cessaire)
  • shooting photo
  • retouches
  • Ă©criture du wording (texte) qui accompagnera la photo
  • publication au moment le plus pertinent pour toucher un maximum de personnes possible
  • rĂ©ponse aux commentaires et interaction avec ma communautĂ©

Comme je vous l’expliquais plus haut, quand on cherche Ă  produire du contenu de qualitĂ©, cela demande gĂ©nĂ©ralement pas mal de temps et d’Ă©nergie. Quand j’ai lancĂ© mon compte instagram, je me suis mise Ă  produire de plus en plus de contenu et Ă  consacrer de plus en plus de temps Ă  cette activitĂ© quitte Ă  le faire sur mes pauses dĂ©jeuner ou sur mes week-end. Ça m’allait trĂšs bien comme ça et je l’ai toujours fait avec plaisir.

NĂ©anmoins, quand mon compte a dĂ©passĂ© les 10k abonnĂ©s, j’ai commencĂ© Ă  recevoir des propositions de collaborations rĂ©munĂ©rĂ©es. Jusqu’alors, il m’Ă©tait impensable de demander une rĂ©munĂ©ration lorsqu’une marque me sollicitait pour mettre en avant ses produits sur mes rĂ©seaux sociaux et j’acceptais volontiers de promouvoir certaines d’entre elles gratuitement sur mon feed. Je n’acceptais bien Ă©videmment pas toutes les propositions mais je dois avouer qu’au dĂ©but il y a un cĂŽtĂ© plutĂŽt sympa Ă  se faire offrir des produits.

Quand je regarde le chemin que j’ai parcouru depuis la crĂ©ation de mon compte, je rĂ©alise que mes contenus se sont progressivement professionnalisĂ©s. Je passe clairement beaucoup plus de temps sur mes photos qu’il y a 3 ans. J’ai aussi investi dans pas mal de matĂ©riel (fonds photo, vaisselle, objectifs, trepieds…). Et pour ĂȘtre totalement transparente, tout ça a un sacrĂ© coĂ»t.

Depuis un peu plus d’un an, les collaborations rĂ©munĂ©rĂ©es sont plus rĂ©guliĂšres. Malheureusement, les propositions douteuses aussi ! AprĂšs plusieurs annĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux, l’euphorie des dĂ©buts concernant les collaborations s’estompe un peu. Je ne souhaite pas devenir un panneau publicitaire pour les marques et je suis de plus en plus exigeante dans le choix de mes collaborations.

Comment savoir si une collaboration doit ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©e ou non ?

Pourquoi j’accepte de parler de certains produits gratuitement et d’autres non ? Vaste question. Tout d’abord, je parle parfois de certains produits de façon complĂštement spontanĂ©e, notamment lorsque je parle de produits que j’achĂšte ou consomme rĂ©guliĂšrement et qui s’inscrivent naturellement dans mon quotidien (exemple : mon Cook Expert Magimix ou ma machine Ă  cafĂ© Dolce Gusto).

Mais, je pars du principe qu’Ă  partir du moment oĂč une marque me contacte d’elle-mĂȘme pour parler de ses produits, c’est que cette derniĂšre a un intĂ©rĂȘt Ă  ce que je fasse sa promotion auprĂšs de ma communautĂ©.

En toute transparence : depuis que ma communautĂ© a dĂ©passĂ© les 10k abonnĂ©s, je n’accepte plus de placement de produit « gratuit » sur mon feed.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’un contenu imposĂ© qui va me demander du temps et de l’Ă©nergie (c.f. plus haut les Ă©tapes de crĂ©ation d’une publication de type « recette »). Par ailleurs, ce type de partenariat implique gĂ©nĂ©ralement une validation de la marque en question voire parfois un wording imposĂ© ou une mise en scĂšne avec des contraintes particuliĂšres.

Par ailleurs, je travaille depuis peu à mon compte et tout le temps que je passe sur une collaboration avec telle ou telle marque est du temps que je ne passe pas à développer mon entreprise. Donc un manque à gagner énorme !

Et les stories dans tout ça ?

Quand un produit m’intĂ©resse ou est en accord avec mes valeurs mais que la marque en question n’a pas de budget, j’accepte parfois de recevoir le produit gratuitement et d’en parler en story Ă  condition qu’il me plaise car les stories me demandent beaucoup moins de temps que les publications et que j’ai parfois envie de donner un coup de pouce Ă  certaines enseignes sans ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©e pour autant.

NĂ©anmoins, je n’accepte pas tout et j’essaye de faire attention Ă  ne pas tomber dans le cĂŽtĂ© sur-consommation en devenant un panneau publicitaire Ă  disposition des marques. En tant que crĂ©ateur de contenu, il est Ă  mes yeux essentiel de savoir garder les pieds sur terre et de savoir dire non.

Comment fixer ses tarifs ?

Plusieurs périmÚtres sont à prendre en compte pour fixer ses tarifs :

  • les contraintes imposĂ©es par la marque (wording, dĂ©lais, validation…)
  • les livrables attendus (publication basique, stories, crĂ©ation ou non de recettes, rĂ©els…)
  • le temps que cette collaboration va vous demander
  • nombre d’abonnĂ©s / taux d’engagement

Quelques prĂ©cisions sur l’aspect « nombre d’abonnĂ©s »

Beaucoup d’agences de communication et enseignes attachent encore trop d’importance au nombre d’abonnĂ©s des crĂ©ateurs de contenus pour fixer les budgets qu’elles allouent pour chaque opĂ©ration.

De mon point de vue, elles auraient tout intĂ©rĂȘt Ă  porter d’avantage attention Ă  la valeur du taux d’engagement. En effet, plus votre taux d’engagement est Ă©levĂ©, plus vos publications touchent les personnes qui vous suivent, plus votre profil est intĂ©ressant pour une marque et plus vous pouvez donc lĂ©gitimement augmenter vos tarifs.

J’espĂšre que cet article vous aidera Ă  y voir plus clair ! Si vous avez des questions particuliĂšres, n’hĂ©sitez pas Ă  me laisser un petit commentaire, j’y rĂ©pondrais au plus vite 💛.

Et pssst, si vous avez une entreprise et que vous souhaitez mettre en place une stratĂ©gie d’influence sur les rĂ©seaux sociaux sans savoir par oĂč commencer, n’hĂ©sitez pas Ă  m’envoyer un petit mot par mail ou directement sur mon profil Malt 😉.

À trùs vite,

Manon

Manon 25 ans DiplÎmée en Master 2 Communication Attachée de Presse & Community Manager Paris

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