lifestyle

#72 6 mois en freelance : le bilan !

Hello les chats !

Vous qui me suivez sur Instagram, vous savez sĂ»rement que je me suis lancĂ©e en freelance depuis 6 mois. En 6 mois, il s’en est passĂ© des choses ! J’aimerais aujourd’hui faire le bilan de cette expĂ©rience trĂšs enrichissante avec vous.

PrĂȘts ? C’est parti !

Se lancer en freelance

Avant toute chose, je tiens Ă  signaler que je ne me suis pas lancĂ©e Ă  mon compte pour vivre de mon blog (contrairement Ă  ce que certains pensaient et aux questions que j’ai pu avoir lorsque j’ai annoncĂ© mon projet). J’ai crĂ©Ă© mon statut auto-entrepreneur en mars 2018 avec la volontĂ© de proposer des prestations en rapport avec mes Ă©tudes, les diffĂ©rentes expĂ©riences professionnelles que j’ai eu dans le passĂ© mais aussi (et surtout) avec ma passion dĂ©vorante pour la bouffe, dans toutes ses formes.

IMG_8733.JPG

DiplĂŽmĂ©e d’un Master 2 en Communication des entreprises (mais aussi d’une L3 en journalisme), et aprĂšs plusieurs expĂ©riences en agence ou chez l’annonceur … C’est assez naturellement que j’ai dĂ©terminĂ© les prestations que je souhaitais proposer Ă  mes clients.  Je me suis donc concentrĂ©e sur des compĂ©tences que j’ai acquis au fil des annĂ©es (relations presse, community management et influence) pour vendre mes services Ă  des restaurants, start-up, agences ou entreprises.

Les dĂ©marches administratives ❀

AprĂšs avoir dĂ©terminĂ© mon champ d’action, je me suis occupĂ©e de toute la partie administrative pour crĂ©er mon statut auto-entrepreneur. Si ce statut vous intĂ©resse, prĂ©parez-vous Ă  perdre quelques cheveux lors de vos dĂ©marches administratives. Quand on se lance en freelance, il ne faut pas avoir peur de la paperasse, des courriers Ă  traiter et des coups de fils rĂ©pĂ©tĂ©s auprĂšs de l’Urssaf. Au final, j’en rigole un peu mais sur le moment c’est vrai qu’il vaut mieux savoir Ă  quoi il faut s’attendre lorsqu’on dĂ©cide de se lancer dans l’auto-entreprenariat. C’est la raison pour laquelle je ne peux QUE vous conseiller de vous documenter au max avant de faire vos dĂ©marches pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Allez notamment jeter un gros coup d’oeil sur le blog de Julia que je suis depuis quelques mois sur Instagram qui est un vrai petit nid de conseils, bonnes pratiques et bonnes ondes pour tout freelance (ou futur(e) freelance).

Moi par exemple, j’Ă©tais quasi certaine d’avoir fait les choses correctement et je me suis rendue compte que ma demande d’Accre (grossiĂšrement, une aide qui permet d’abaisser les cotisations la premiĂšre annĂ©e de freelance) n’avait jamais Ă©tĂ© prise en compte. J’ai passĂ© prĂšs de 3 mois Ă  essayer de rectifier le tir, et ça, c’est pas forcĂ©ment quelque chose auquel je m’attendais.

BREF, revenons Ă  l’essentiel.

Oui, la paperasse c’est chiant. Non, ce n’est pas insurmontable. Si vous souhaitez vraiment vous lancer, quel que soit votre projet, et si c’est quelque chose qui vous tient vraiment Ă  coeur alors je suis sĂ»re que vous trouverez les ressources nĂ©cessaires pour y faire face. Et autrement, n’hĂ©sitez pas Ă  demander conseil ou Ă  rejoindre des groupes/forums de freelance pour y poser vos questions (oui, ça existe).

La prospection

À moins que vous ayez beaucoup de chance, les clients ne tombent pas du ciel. Surtout au dĂ©but ! J’ai eu la chance de pouvoir dĂ©marrer rapidement une mission avec une start-up que j’aime beaucoup et qui m’a aidĂ©e Ă  rencontrer d’autres acteurs du marchĂ©. GrĂące Ă  mon blog, j’ai aussi pu activer le rĂ©seau que je me suis crĂ©Ă© depuis plus d’un an. Ainsi, j’ai dĂ©marchĂ© plusieurs restaurants et agences avec lesquels j’ai de bons rapports. Il faut savoir que la prospection prend du temps et que sur 15 rendez-vous professionnels, trĂšs peu aboutissent en rĂ©alitĂ©, et pas forcĂ©ment au moment oĂč vous vous y attendez.

Lorsque vous commencez Ă  prospecter, il faut savoir s’armer de patience et ne pas se dĂ©courager. AprĂšs deux mois de prospection intense, j’ai fini par dĂ©marrer plusieurs autres contrats en juin pour arriver Ă  un total de 7 clients diffĂ©rents sur le mois juillet. A ce moment lĂ , j’Ă©tais trĂšs heureuse de voir que j’Ă©tais capable de me rĂ©munĂ©rer trĂšs convenablement mais un peu dĂ©passĂ©e par les Ă©vĂ©nements. GĂ©rer simultanĂ©ment autant de clients sur des sujets aussi diffĂ©rents que les relations presse, les relations influenceurs ou le community management demande une grosse organisation et surtout, pas mal de volontĂ©.

IMG_8734.JPG

Trouver son Ă©quilibre

En juillet, j’Ă©tais une vraie machine de guerre. J’avais de la motivation Ă  revendre mĂȘme si parfois le fait d’ĂȘtre son propre patron et travailler pour soi peut devenir pesant. Je pense que ce qui m’a le plus manquĂ© dans ces quelques mois d’auto entreprenariat est le fait d’avoir de « vrais » collĂšgues avec qui Ă©changer ou discuter des problĂ©matiques que je rencontrais. Je crois que le fait d’avoir plusieurs autres ami(e)s dans la mĂȘme situation que moi m’a beaucoup aidĂ©e et je ne les remercierais jamais assez pour le soutien moral qu’ils(elles) ont pu m’apporter tout au long de cette aventure. Si vous souhaitez vous lancer, je pense qu’il est important de savoir bien s’entourer, de trouver des « job partner », mĂȘme sans forcĂ©ment travailler sur les mĂȘmes sujet, parce-que ça fait toujours du bien de ne pas rester seul(e) Ă  travailler chez soi.

C’est en grande partie pour cette raison que j’ai Ă©tĂ© rĂ©guliĂšrement amenĂ©e Ă  m’installer dans des coffee shop ou Ă  retrouver des amies freelance pour travailler Ă  l’extĂ©rieur. Sortir de chez soi permet aussi de bien couper le temps que l’on consacre Ă  nos clients et celui oĂč on s’accorde du temps pour soi quand notre journĂ©e est terminĂ©e. Eh oui, vous l’aurez compris, il peut ĂȘtre vite difficile de diffĂ©rencier vie pro/perso et de s’organiser pour que l’une n’empiĂšte pas sur l’autre.

On parle souvent de l’avantage d’ĂȘtre son propre patron en mettant en avant le fait qu’on peut gĂ©rer notre emploi du temps comme on l’entend et partir en week-end en pleine semaine si on en a envie. Oui, c’est vrai. Mais comme toute chose, cette libertĂ© a des avantages, comme des inconvĂ©nients. Je trouve qu’on en parle pas assez, mais quand on est Ă  son compte il peut ĂȘtre parfois trĂšs difficile de trouver la motivation ou de ne pas se remettre en question frĂ©quemment. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il est PRIMORDIAL de se lancer avec un vrai projet, et surtout un projet qui nous tient Ă  coeur, pour lequel on a envie de se lever le matin. Sans cette petite flamme, il sera forcĂ©ment plus difficile de tenir sur le long terme.

IMG_8729.JPG

Ce qui n’a pas fonctionnĂ© …

Aujourd’hui je ne regrette absolument pas cette aventure de quelques mois. Au contraire, je pense qu’elle m’a appris Ă©normĂ©ment sur moi-mĂȘme et sur ma façon de fonctionner. J’ai dĂ©cidĂ© de mettre cette activitĂ© entre parenthĂšse pour plusieurs raisons. Je dis entre parenthĂšse parce-que je n’ai pas totalement quittĂ© le monde de l’auto-entreprenariat puisque ma micro-entreprise existe toujours, notamment pour le blog. La premiĂšre raison pour laquelle j’ai dĂ©cidĂ© de reprendre une activitĂ© salariĂ©e est que l’instabilitĂ© financiĂšre commençait Ă  me faire un peu peur. Quand on se lance avec un seuil d’Ă©conomies trop faible, on a vite l’impression de jouer Ă  la roulette russe avec son compte en banque. Avec son loyer, ses charges et ses dĂ©penses quotidiennes, les pĂ©riodes « sans clients » peuvent vite devenir une source d’angoisse si on a pas un background suffisamment consĂ©quent. De nature Ă  stresser rapidement, cette situation a commencĂ© Ă  me peser … 

ParallĂšlement, je me suis rendue compte que j’ai du mal Ă  gĂ©rer la solitude et surtout, le manque de cadre. Je crois que j’ai souvent tendance Ă  me disperser et il Ă©tait trĂšs difficile pour moi de me tenir Ă  tel ou tel programme. Depuis que j’ai repris le travail, je me rends compte Ă  quel point le fait d’avoir des collĂšgues, des gens avec qui parler ou le fait d’ĂȘtre challengĂ©e me stimule. Je ne dis pas qu’on n’est pas challengĂ© lorsque l’on travaille Ă  son compte mais je trouve que pour moi, c’Ă©tait bien plus difficile.

Je ne vais pas mentir en disant que cette libertĂ© ne me manque pas du tout … Peut-ĂȘtre qu’un jour je tenterais de nouveau l’aventure. Mais pour l’instant, ce n’est plus ce dont j’ai besoin pour me sentir pleinement vivante. J’espĂšre juste de tout mon coeur pouvoir continuer Ă  mener de front mon activitĂ© salariĂ©e et cette autre magnifique aventure que sont mon blog et mon compte instagram !

N’hĂ©sitez pas si vous avez d’autres questions !

À trùs vite !

Manon

Manon 25 ans DiplÎmée en Master 2 Communication Attachée de Presse & Community Manager Paris

7 commentaires

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :